Affichage des articles dont le libellé est Citation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Citation. Afficher tous les articles

dimanche 22 mai 2011

N'en déplaise aux fanatiques Ecolos.

A la question : « Souhaitez-vous une sortie progressive du nucléaire ? »
Valéry Giscard d'Estaing résume fort bien le problème (à mon goût) et répond :
Pour répondre à cette question, il faut mettre sur la table les conséquences d'un tel choix. Les responsables politiques et les commentateurs français se posent rarement la question du « lendemain ». Or, il faut mesurer toutes les conséquences d'une sortie du nucléaire. C'est une énergie qui n'émet pas de CO2 et qui nous fournit près de 80 % de notre électricité. Quelles seraient les énergies de substitution ? De l'énergie importée ! Il y a certes le pétrole, le charbon et le gaz. Mais ces ressources sont aléatoires, il n'y a pas suffisamment de réserves pour répondre aux besoins des trente prochaines années, et leur prix est appelé à augmenter.Notre électricité nucléaire coûte environ la moitié de ce que coûterait une électricité de remplacement. Il n'y a aucune raison que le budget de l'Etat, aujourd'hui en déficit, paye la différence. Il faudrait alors doubler les tarifs de l'électricité pour payer la matière première importée nécessaire à sa production. Dans un pays qui souffre déjà d'une croissance faible, ce choix renchérirait nos coûts de production et représenterait une ponction sévère sur le pouvoir d'achat des ménages. La France peut-elle se priver d'une source d'énergie nationale qui lui assure l'électricité la moins chère d'Europe ? Ma réponse est non. S'il y avait un référendum, il faudrait ajouter à la question posée : « Accepterez-vous de payer votre électricité près de deux fois plus cher qu'aujourd'hui, et de dépendre entièrement des importations de l'étranger ? »